History of Télévision Quatre-Saisons (TQS)

1968

 Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) manifestait son intérêt envers l'établissement d'un troisième service de télévision commercial de langue française au Québec, mais sans faire d’appel de demandes.   

1972

 Le CRTC se disait prêt à recevoir des demandes de licences dans le but d’autoriser la création d’un troisième service de télévision commercial au Québec.

1974

 Des licences étaient attribuées à Télé Inter-Cité Québec Ltée afin d'exploiter des stations de télévision à Montréal et à Québec ainsi qu'un troisième réseau de télévision de langue française. Toutefois, ce projet n’a jamais vu le jour.

1984

 Le 15 novembre, le CRTC lançait un autre appel de demandes de licences en vue d’exploiter une nouvelle entreprise de télédiffusion privée de langue française dans la région de Montréal seulement.

1985

 Le CRTC tenait une audience publique le 13 mai à Montréal, afin d’examiner deux projets concurrents soumis respectivement par le duo Cogeco inc. (60,3%) et Moffat Communications Ltd (39,7%), ainsi que par le Réseau de télévision Quatre-Saisons Inc.

Le duo Cogeco/Moffat proposait l'exploitation de stations de télévision à Montréal, et une autre à Québec, ainsi que d'un réseau de télédiffusion constitué de ces deux stations.

Le Réseau Quatre-Saisons proposait lui aussi l'exploitation de stations de télévision à Montréal et une autre à Québec. Le Réseau Quatre-Saisons était contrôlé à 66 % par CFCF Inc., laquelle était contrôlée ultimement par Jean A. Pouliot.

Une des caractéristiques fondamentales des deux projets concurrents tenait au fait que l'on entendait déléguer l'ensemble de la production des émissions locales à des producteurs indépendants, sauf les émissions d'information et d'affaires publiques qui représenteraient l'essentiel des activités de production des stations proposées.

Le 6 septembre, le CRTC annonçait qu’il approuvait la demande du Réseau de télévision Quatre-Saisons inc. (TQS). TQS obtenait l’autorisation d’exploiter à Montréal, au canal 35, une station de télévision de langue française d'une puissance apparente rayonnée de 566 000 watts, mais sa demande pour exploiter une station de télévision dans la ville de Québec lui fut refusée. operate a TV station in Quebec City.

1986

 Le dimanche 7 septembre, à 17h25, TQS, sous la présidence de Jean Pouliot, lançait son premier cri dans le paysage télévisuel québécois alors que la toute première édition du Grand Journal était lue par Pascale Nadeau et Stéphane Boisjoli. La retransmission du gala d'ouverture se fit en direct de la Place des Arts. TQS se voulait une télévision urbaine, moderne, visuelle et contemporaine.

En soirée, il y eut un grand feu d'artifice sur le Mont-Royal pour marquer le lancement officiel du nouveau réseau alors que le premier directeur de la programmation, Guy Fournier, arborait fièrement un chapeau à plumes de grand chef indien.

Le groupe Rock et Belles Oreilles était engagé par TQS et transforme les émissions d’humour au Québec.

Le 7 septembre, le réseau TQS comprenait alors les stations corporatives CFJP-TV de Montréal et CFAP-TV de Québec, ainsi que les stations affiliées CFKM-TV de Trois-Rivières, CFKS-TV de Sherbrooke, CFGS-TV de Hull/Gatineau, et CFRS-TV de Jonquière-Saguenay.

1987

 Le 19 janvier, la station CVFS-TV de Val d’Or s’affilie au réseau TQS.

Après un an d'activités, TQS affichait un déficit de 12 à 15 millions de dollars. Mais, à l'automne 1987, les sondages BBM révélaient que Quatre-Saisons commence à obtenir une part importante du marché montréalais.

TQS lance pour la première fois à la télévision québecoise, un téléroman diffusé quotidiennement, du lundi au vendredi. Il s’agissait de La maison Deschênes qui racontait diverses intrigues qui se déroulaient dans le milieu de la haute couture. De 1987 à 1989, Télévision Quatre-Saisons présentera 389 épisodes de la série La maison Deschênes. Parmi les nombreux comédiens qui y participèrent, soulignons les noms de Léo Ilial et Andrée Lachapelle.

1988

 En septembre, la station CFTF-TV de Rivière-du-Loup s’affilie au réseau TQS.

Arrivée de la « r eine de TQS », Michèle Richard qui animait Garden Party. Cependant, l’année suivante, une querelle avec le co-animateur Serge Laprade, mit fin à son règne

1989

100 limites, une émission mettant en vedette le groupe d'humoristes les Bleus poudre connaît un succès foudroyant et présente un nouveau concept de télévision au Québec. Le concept était simple: se moquer de l'actualité en présentant un faux bulletin de nouvelles appelé NATM (les nouvelles après tout le monde). L'émission fut d'abord été mise en ondes quotidiennement, puis elle est devenue hebdomadaire.

1995

 TQS subissait alors de lourdes pertes d’exploitation. Le groupe CFCF inc., dirigé par Adrien Pouliot et à qui appartenait Télévision Quatre Saisons, décidait en novembre 1995, d’obtenir le contrôle de TVA, afin de combiner les deux opérations et de réaliser des économies d’échelle.

Une saga judiciaire s’ensuivit au cours de laquelle la compagnie Cogeco fait appel aux tribunaux pour soumettre la transaction au vote des actionnaires et pour tenter de bloquer celle-ci. Pour le personnel de TQS, commençait alors une grande période d'incertitude et de doute.

1996

 En juin 1996, c’est maintenant le Groupe Vidéotron Ltée qui offrait d’acheter 97 % des actions de CFCF inc., dont TQS. Une audience publique fut tenue le 2 décembre pour entendre cette demande.

Toujours innovatrice, la télévision de TQS lance une émission le dimanche soir avec l’humoriste Jean-Marc Parent, un anti-héros peu ordinaire que le public adore. L'humoriste avait accepté d'animer, à condition d'avoir carte blanche. Ce fut le "one man show" bénéficiant du plus gros budget de l'histoire de TQS. Quatre semaines seulement suffisent à l'humoriste animateur pour franchir le cap du million de téléspectateurs. En effet, les sondages révélaient que 1 625 000 personnes avaient regardé et écouté le nouveau phénomène de l'improvisation télévisuelle. Il avait aussi obtenu la permission de TQS de ne pas respecter les pauses publicitaires ou encore de dépasser le temps qu’il lui était alloué pour l’émission.

1997

 Autre innovation à TQS avec la diffusion de l’émission quotidienne La fin du monde est à sept heures, avec le comédien Marc Labrèche. L’actualité y était traitée de façon sérieusement comique parfois irrévérencieuse.

Le 27 février, le CRTC approuvait la demande de Vidéotron ltée d’acquérir CF Cable TV inc. et ses filiales, à la condition toutefois que Vidéotron s’engage à vendre le réseau Télévision Quatre Saisons.

Le 22 août, le CRTC autorisait le transfert de contrôle de TQS à un consortium composé de Quebecor inc. Cancom, Cogeco et les affiliés de TQS. De l'avis du CRTC, la venue de Quebecor dans le paysage télévisuel québécois créait un nouveau dynamisme pour TQS, non seulement grâce à ses solides assises financières, mais aussi par la similarité de ces deux entreprises quant à leur souci de se situer très près de la population et d'en refléter les réalités quotidiennes.

1998

 Afin de se démarquer dans le paysage télévisuel du Québec, TQS a adopté un mouton noir comme sa marque de commerce.

Conçu dans un premier temps pour marquer une campagne publicitaire de lancement d'une saison, le Mouton noir a connu un tel succès qu'il s'est imposé logiquement comme l'incarnation de TQS, son sigle de ralliement, sa marque de commerce et sa raison d'être. D'un animal à connotation péjorative, il est devenu un symbole sympathique auquel s'identifie le grand public.

1999

 Les Productions Point-Final voyaient le jour en juin, pour répondre aux besoins de production de TQS inc. Le réseau voulait ainsi développer de nouveaux concepts d'émissions et contrôler la propriété des droits.

2000

 TQS connaissait une croissance exceptionnelle de ses parts de marché qui passaient de 12,2 à l'automne 1999 à 14,1 un an plus tard.

2001

On July 5, the CRTC approved the acquisition of Group Vidéotron Ltée by Quebecor inc., through its subsidiary Quebecor Média inc., but the acquisition was conditional on Quebecor selling off TQS to a third party.

On December 7, the CRTC approved the transfer of TQS to a company held by Cogeco inc. (60%) and Bell Globemedia inc. (40%). At the same time, the CRTC approved the transfer to TQS of the assets of the TV stations affiliated with the TQS network, and to the French language network of the Societé 
 Le 5 juillet, le CRTC approuvait l’acquisition du Groupe Vidéotron Ltée par Quebecor inc., par l’entremise de sa filiale Quebecor Média inc., mais l’acquisition était assujettie à une condition suspensive selon laquelle Québecor devait vendre TQS à une tierce partie.

Le 7 décembre, le CRTC approuvait le transfert de TQS à une compagnie détenue par Cogeco inc. (60%) et Bell Globemedia inc.(40%). Par la même occasion, le CRTC approuvait le transfert à TQS de l’actif des stations de télévision affiliées au réseau TQS et au réseau de langue française de la Société Radio-Canada détenues par Cogeco (soit CFKM-TV et CKTM-TV Trois-Rivières, CFKS-TV et CKSH-TV Sherbrooke, CFRS-TV et CKTV-TV Chicoutimi/Jonquière et l’émetteur CKTV-TV-1 Saint-Fulgence).

Le réseau TQS obtenait une part de marché de 16,1 % chez les 18-49 ans, une hausse de 45 % en quatre ans.

2007

 Le 18 décembre, confronté à des difficultés financières majeures, le réseau TQS obtenait une ordonnance de la Cour Supérieure du Québec en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. Cette ordonnance visait à protéger TQS et ses filiales durant une période de 30 jours, de poursuites par ses créanciers, et permettre une réorganisation de ses activités, dont l’option de vendre TQS à des acheteurs intéressés à poursuivre la mission du réseau. TQS comptait alors 649 employés

2008

 Le 11 mars, la Cour Supérieure du Québec approuvait l’offre d’achat de TQS par Remstar Corporation, une compagnie de Montréal active dans la production et la distribution de films québécois et étrangers, l’offre de Remstar étant celle retenue par les actionnaires Cogeco et CTV/Globemedia parmi les trois reçues d’acheteurs potentiels.

Le 20 mars, le CRTC autorisait le transfert temporaire de la gestion de TQS à Remstar Corporation jusqu’au 20 septembre 2008. Remstar est une compagnie contrôlée par Julien et Maxime Rémillard.

Le 23 avril, TQS annonçait la mise à pied de 270 employés et la fermeture de son service d’information.

Le 22 mai, les créanciers de TQS approuvaient le plan d’arrangement proposé par Remstar. Cet arrangement fut approuvé le 4 juin par la Cour Supérieure du Québec.

Le 26 juin, le CRTC approuvait la vente de TQS à Remstar, mais imposait le maintien de bulletin de nouvelles sur toutes les stations du réseau, à Montréal, Québec, Saguenay, Sherbrooke et Trois-Rivières.

2009

 En août 2009, TQS annonçait qu'il serait dorénavant connu simplement sous le nom de « V ». La lettre « V » a été choisie afin de représenter la nouvelle approche de divertissement du réseau, soit les vedettes, la vitesse, les voyages, ainsi que vice ou vérité.

  • À partir de 1997, TQS s'était fait connaître sous le nom de « Mouton noir de la télé ». Au cours des années, TQS (V) a utilisé un certain nombre de slogans :

    •1987-1989: On grandit ensemble!
    •1995-1997: Allumée!
    •1997-2007: Le mouton noir de la télé
    •2007: Parce que vous êtes.différent!
    •2008-2009: Le mouton noir de la télé
    •2009: Laissez-nous vous divertir! (qui coïncidait avec le lancement de la nouvelle image de marque « V », le 31 août 2009)

  •  

2010

 À compter de l'automne 2010, le réseau V cessait de produire lui-même ses bulletins de nouvelles et en confiait la production en sous-traitance à une firme nommée Info 3, une filiale de Trio Orange également à l'origine de l'émission Voir à Télé Québec. Info 3 emploie une quinzaine de personnes à temps plein à travers le Québec pour produire un bulletin quotidien de 30 minutes intitulé V Express qui est diffusé à 7h le matin sur toutes les stations de V. Le patron de V, Maxime Rémillard, a expliqué cette décision en disant que les nouvelles ne faisaient pas partie de leur stratégie d'affaires, car selon lui, il y avait une surabondance de l'offre d'information dans le marché québécois.

C'est devant la précarité des finances de TQS, que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) avait consenti à accorder une licence à V, en 2008, en réduisant ses exigences au chapitre de la diffusion de nouvelles. Le Conseil ne l'obligeait ainsi qu’à diffuser deux heures de nouvelles par semaine plus 30 minutes les samedis et dimanches.

Depuis 2008, la situation financière de V s’est toutefois améliorée, la direction ayant annoncé que V devait générer un bénéfice en 2010.

En comparaison, la défunte TQS, n'avait été rentable que trois fois en 18 ans, soit en 2002, 2003 et 2004.

2011

 Le 30 mai La Cour d’appel fédérale rejetait à l’unanimité une contestation par Remstar Corporation, l’actionnaire de contrôle de V, d’une décision du Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) maintenant ainsi une décision du CCRI du 14 septembre 2009 et maintenue le 9 juillet 2010, précisant que Remstar était bel et bien l’employeur lors des mises à pied d’avril 2008 à TQS.

Remstar arguait qu'au moment des mises à pied, elle n'avait pas encore acquis TQS et en était un gestionnaire temporaire. De fait, elle jugeait ne pas être liée par les conventions collectives et n'avoir aucune responsabilité particulière envers les employés licenciés. Ceux-ci étaient à ses yeux des créanciers de la chaîne et, à ce titre, avaient droit à moins de 15% de leurs indemnités et de leurs ajustements d'équité salariale.

Suite à cette décision du CCRI, Remstar devait verser les indemnités de départ prévues à la convention collective, soit environ 6 millions $ aux anciens employés de TQS. L'entreprise avait acheté la chaîne TQS en 2008 et avait alors fermé toutes ses salles de nouvelles, congédiant du même coup 340 personnes.

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